Par Luc Baillargeon

Depuis le mois d’octobre 2019, j’arpente la ville de Chambly pour presque tous mes déplacements quotidiens et commissions. Avec l’arrivée de l’hiver, mes habitudes ont dû être légèrement modifiées pour m’adapter au froid et à la neige : il s’agit de ma première expérience hivernale en vélo !

Alors, comment c’est, faire du vélo l’hiver à Chambly ? 

Pourquoi ?

Certains me demandent pourquoi je « m’acharne » de faire du vélo de manière quotidienne, même l’hiver. Il y a plusieurs raisons !

  • Bon pour la santé : ça me garde en forme !
  • Bon pour l’environnement : chaque trajet de 5 km en voiture émet 1 kg de CO2
  • Bon pour le portefeuille : chaque kilomètre en auto coûte près de 0,25 $ en essence, dépréciation, entretien… ce n’est pas rien ! Si je fais 10 km par semaine pour des commissions et sorties, c’est plus de 130 $ que j’aurai économisé à la fin de l’année !
  • Sauve du temps : cela peut sembler un peu contre-intuitif, mais faire du vélo, c’est très rapide ! Du centre de la ville, il est possible de se rendre presque partout à Chambly en moins de 10 min, soit à peu près le même temps qu’en auto. En plus, pas besoin de déneiger et déglacer ! Et je ne parle pas du temps sauvé au stationnement incitatif, qui est souvent rempli d’auto…

Les pistes cyclables

Malgré le grand nombre de pistes cyclables dans la ville, c’est impressionnant la vitesse à laquelle elles sont déneigées. Je n’ai JAMAIS été confronté à une piste fortement enneigée ou glacée, même très tôt le matin. Par contre, certaines pistes sur rue ne sont pas entretenues, et sont remplacées par des bancs de neige. Dans ce cas, je me rabats sur les voies de circulations automobiles. La chaussée des pistes est généralement complètement dégagée ou sinon au moins partiellement, suite à une tempête de neige.

La chaussée des pistes est généralement dégagée, même après une grosse tempête de neige.

Le froid

C’est souvent la question qui m’est le plus souvent posée : comment survivre dans le climat glacial du Québec? La réalité est très différente de l’image que nous avons de l’hiver. Pour la grande majorité des journées, la température est située entre -5 et -10 °C, ce qui est « potable ». Certaines journées ou matinées sont plutôt glaciales en frôlant le -20 °C, et c’est là que les bons vêtements font une bonne différence. 

En roulant à vélo, on a chaud : on dépense plus d’énergie qu’en ski de fond ! Par temps doux, un manteau d’hiver est souvent trop chaud. Par temps glacial, un manteau d’hiver régulier, un cache-cou et de bons gants font amplement le travail. S’il vente, j’ajoute des lunettes de ski et le tour est joué ! 

L’équipement

C’est le point qui me faisait hésiter à prendre la route. Mais finalement, pas besoin d’avoir un vélo ultra spécialisé ou un Fat Bike pour faire du vélo l’hiver. Pour ma part, j’ai opté pour un vieux vélo de route à roues larges. Si vous êtes de nature inquiète, ajoutez un pneu à clou à l’avant et vous serez beaucoup plus stable si par mégarde vous croisez une plaque de glace. Les phares avant et arrière sont un « must » l’hiver : il fait presque toujours noir ! Finalement, les sacoches arrière sont très pratiques quand je vais à l’épicerie ou au magasin faire mes courses. 

Les sacoches arrière sont très pratiques.

Conclusion

Le vélo l’hiver, c’est très accessible ! Mis à part des supports à vélos un peu trop rare ou mal déneigé, je n’ai que de bons commentaires sur mon expérience. Nous avons une magnifique ville-vélo, pourquoi ne pas en profiter 12 mois par année !

 
Êtes-vous un utilisateur hivernal ? Comment est votre expérience ?

Luc Baillargeon-Nadeau
Éco-citoyen